jeudi, 10 juillet 2008

Vélib’, un an déjà !

f32f738aa45342ee6b9aced05e39596c.pngUn an d’utilisation régulière de Vélib’ par un abonné permet de regarder la chose avec sérénité. Amusons-nous donc à distribuer les bons et les mauvais points.

L’infrastructure

L’utilisateur régulier de Vélib’ dans Paris n’a pas tardé à remarquer la différence de densité des stations suivant les arrondissements. Autant le centre de la capitale – disons en gros les 10 premiers arrondissements – est bien équipé, les stations souvent très proches les unes des autres, autant les « grands » arrondissements sont moins bien lotis. Trouver une station Vélib’ au fin fond du 16e ou encore avenue Daumesnil demande de la persévérance.

Le même utilisateur n’a pas tardé non plus à remarquer que les stations Vélib’ ne sont certes pas cachées, mais la plupart du temps installées dans des petites rues, à l’écart des grands axes. Point de critique dans ce propos, il faut s’y habituer, et d’ailleurs personne ne reprochera à Vélib’ de s’être installé rue de l’Oratoire plutôt que devant la colonnade du Louvre !

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07:00 Ecrit par Didier VINCENT dans Tout le 9ème | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note | Tags : Paris, Vélib'

mercredi, 09 juillet 2008

Les « tours » au Conseil de Paris

Urbanisme : science et techniques de l’organisation des agglomérations, villes et villages. Larousse illustré 2007

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Bercy PoniatowsKi - Claude VASCONI 

Les deux photos accompagnant cet article ont été publiées sur le site Libération.fr - Onze architectes présentent leurs projets pour Paris

 

 

Il faut ramener le débat actuel sur les « tours » à Paris à ce qu’il est au juste : autoriser la construction d’immeubles d’habitation d’une hauteur de 50m (15 étages) à la place des 37 actuellement permis par le PLU, autoriser quelques projets d’immeubles plus haut (180 m pour le projet de la Porte de Versailles par exemple) pour des bureaux et ce dans la petite dizaine de zones d’aménagement urbain en bordure de la capitale, essentiellement localisées entre les boulevards des Maréchaux et le périphérique.

C’est toute l’astuce du communicant Bertrand Delanoë d’avoir présenté ce projet comme une action d’urbanisme majeure, appuyé qu'il est en cela par une presse avide de polémiques – Sarkozy vs. Delanoë - pour vendre son papier et qui a complaisamment publié des vues de projets afin d’allécher le chaland.

Comment le maire de Paris explique t-il sa démarche ? Le manque de places pour construire les 27 000 logements neufs dont la moitié consacrée aux logements sociaux et prévus dans son programme électoral justifie à lui seul la volonté d’utiliser la hauteur. Il ne s’en cache pas puisqu’il parle de projets, de sa volonté d’être concret, et qu’il oppose aux principes. Il justifie ses projets par le développement économique de la ville, sa place dans la compétition internationale. Il veut le faire en concertation avec les élus mais aussi les Parisiens.

Le débat au sein du Conseil de Paris n’a pas apporté grand-chose. On y joue un jeu de rôles avec des arrière-pensées politiques évidentes, des règlements de comptes à peine voilés, le tout enrobé dans une atmosphère assez feutrée où les arguments échangés relèvent plus du catalogue des bonnes intentions – mixité sociale, développement économique, contraintes écologiques, ne pas faire de Paris une ville musée, etc. … - l’impression étant que nos élus parlent en fait d’un sujet qu’ils ne maitrisent pas bien sous des airs assurés néanmoins.

La réalité est hélas assez triste : ni le maire ni personne au sein du Conseil de Paris n’a la moindre idée de ce que Paris pourrait être dans 20 voire 50 ans ou plus. On place les projets dans le cadre de Paris Métropole, mais qu’est ce au juste Paris Métropole aujourd’hui ? On nous dit que le concept haussmannien n’est pas une fin en soi et qu’il faut le dépasser, innover. Certes, mais le fameux baron n’est pas parti avec l’idée de faire des avenues ou des immeubles pour faire des avenues et des immeubles, il l’a fait pour mettre en oeuvre des principes d’urbanisme simples comme la recherche de la salubrité, la facilité des transports ou l’harmonie esthétique de la ville. Rien de tel aujourd’hui dans la démarche du maire et de sa majorité. Rien de tel dans les remarques faites tant par l’opposition que par les alliés Verts.

Quelque part Bertrand Delanoë se trahit en disant qu’il cherche le nouveau « visage » de Paris. La forme plutôt que le fond ? A suivre.
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Porte de la Chapelle - Olivier BRENAC 
 

07:00 Ecrit par Didier VINCENT dans Tout le 9ème | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : Paris, urbanisme

mardi, 08 juillet 2008

Conseil de Paris

C’est à minuit largement passé hier que le Conseil de Paris a voté les délibérations relatives au principe et aux modalités d’attribution des marchés en ce qui concerne la collecte des déchets dans la capitale, délibérations accompagnées de nombreux amendements et Vœux.

Le débat a été extrêmement sérieux, avec un auditoire à la fois nombreux et attentif, mais, hélas, en l’absence de Bertrand Delanoë ! Considérant l’importance du sujet, l’opposition a eu beau jeu de se plaindre du peu de considération portée par le maire au Conseil et à cette délibération en particulier.

François Dagnaud (PS), adjoint à la propreté, a rappelé ses priorités :

  • le nettoyage des rues,
  • le transfert des compétences en ce domaine aux maires d’arrondissement.

Il considère en effet qu’il faut disjoindre la collecte des déchets et le nettoyage des rues.

Les arguments de uns et des autres sont connus. Ce qui a été dit au cours du dernier Conseil d’arrondissement du 9e en est une bonne illustration pour ce qui touche à la majorité municipale, Verts et Communistes restant contre. L’opposition a demandé une suspension de séance avant le vote pour arrêter définitivement sa position après les réponses faites par François Dagnaud. L’UMP s’est déclarée peu convaincue par les arguments de l’adjoint au maire, prenant les nombreux amendements et Vœux annexés au texte original comme une reculade de l’exécutif. L’opposition s’interroge sur la réalité des moyens supplémentaires qui seront alloués au nettoyage tout comme sur la réalité des pouvoirs transférés aux maires d’arrondissement en la matière. Les Verts ayant demandé un scrutin public, on connaitra sous peu la nature du vote de chaque participant et le résultat est le suivant :

154 votants

73 pour

21 contre

59 abstentions

1 ne prend pas part au vote

Comme toujours dans ce genre de débat, on a avancé des arguments de façon péremptoire, sans bien convaincre en vérité. Qui croire de ceux qui affirment qu’il n’y a pas de différence entre la collecte en régie et celle faite par le privé contre ceux qui affirment que la collecte privée est antiéconomique, antisociale et anti-écologique ? Qui croire entre ceux qui affirment que confier la responsabilité du nettoyage aux maires d’arrondissement brisera l’homogénéité de traitement pour la ville dans sa globalité et ceux qui affirment que se rapprocher du terrain ne peut qu’être bénéfique à l’efficacité ? Qui croire entre ceux qui affirment que les 250 personnes concernées par le redéploiement des forces seront en fait limitées à 120 de ceux qui pensent que cet apport en personnels va améliorer la situation dans tout Paris ?

Ce que l’on ne comprend pas bien, par contre, c’est pourquoi ce débat a lieu maintenant dans la précipitation ? Rappelons que l’ensemble des marchés liés à cette collecte des déchets représentent environ 100 millions d’€, les plus importants au total en montant passés par la Ville. Tout le monde savait que ces marchés venaient à expiration en 2009.

Les déchets de huit arrondissements continueront donc à être collectés par le privé. Le 2e passe en régie municipale. Le 9e et le 16e restent dans l’expectative et verront leur sort réglé suite aux négociations tripartites mairie de Paris, mairie d’arrondissement, syndicats. Résultat fin décembre 2008.

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mercredi, 02 juillet 2008

Parlons encore de nos déchets !

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La question de l’organisation de la collecte de nos déchets faisant l’actualité dans notre arrondissement (privée ou pas privée ?), il n’est pas inutile de se pencher sur cette grave question : comment traiter nos déchets ?

Fin 2007, le Conseil de Paris a adopté à l’unanimité le Plan de Prévention des Déchets pour Paris dans le cadre de l’Agenda 21.

Le document nous fait d’abord un bref rappel de la situation :

 

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558kg de déchets par habitant en 2006 ! Soit un total de 1,2 million de tonnes pour la même année, 100 kg de déchets toutes les 3 secondes pour les 2,1 millions d’habitants ! On comprend la taille du problème.

Le plan se base sur trois principes résumés en 5 axes.

Les principes :

  • réduire,
  • réutiliser,
  • recycler.

Les axes :

  • parisiens éco-citoyens ;
  • la récup’ c’est mon truc ;
  • professionnels, un fort potentiel ;
  • vers le minimum déchet ;
  • une administration exemplaire.

Réduire les déchets : la Ville s’engage à ce qu’en 2010 la quantité totale de déchets – en tonnage - soit inférieure à ce qu’elle était en 2005. Sont principalement concernés la publicité papier, les sacs mais surtout les emballages (moins 13 000 tonnes). Un effort devra aussi être fait pour les biens d’équipements pouvant faire l’objet d’une réutilisation.

Mieux trier les déchets : les efforts engagés ces dernières années sont certes encourageants mais il faut non seulement persévérer mais trier mieux encore : doubler la quantité du tri, c'est-à-dire passer de 13 000 tonnes triées à 26 000, mais aussi en améliorer la qualité afin d’augmenter la quantité de déchets recyclés.

Faire des Parisiens des éco-citoyens ne sera peut être pas la chose la plus facile ! Ne pointons pas particulièrement du doigt les habitants de la capitale, la question est générale. Elle touche aux comportements individuels. Bien sûr la Ville lancera des campagnes d’information, de sensibilisation. Mais pourquoi acheter des bouteilles d’eau alors que l’eau de Paris – celle de notre robinet - vient de recevoir un label prestigieux de qualité (11 000 tonnes de déchets pas an pour les bouteilles d’eau en plastique) ? Pourquoi ne pas réutiliser les sacs à commission de nos Grands Mères plutôt que ceux proposés en caisse dans les magasins ? La vigilance de chacun sera le succès de tous.

Récupérer, réhabiliter pour réemployer - la récup c’est mon truc – est un axe qui parle de lui-même. De nombreux réseaux de collecte existent déjà, il faudra les développer et les associations auront là un grand rôle à jouer. D’autant que la réhabilitation / réparation est sans aucun doute un gisement d’emplois non négligeable.

L’activité économique est directement concernée – professionnels, un fort potentiel – puisque 400 000 tonnes de déchets sur les 1,2 collectées à Paris en 2006 (un tiers) proviennent des entreprises. Là aussi, réduire les déchets, mieux les trier, organiser des collectes spécifiques, veiller à ce que les déchets dangereux soient traités correctement, sans oublier la quantité faramineuse de déchets engendrés par la construction et les travaux publics (4,2 millions de tonnes de déchets) qui ne sont certes pas sous la responsabilité de la Mairie de Paris mais qui n’en restent pas moins de déchets pour autant. La responsabilisation des entreprises est une priorité.

Chercher à générer le minimum de déchets relève du bon sens. Arriver à cet objectif signifie que le tri sélectif d’une part, la collecte d’autre part, mais aussi la qualité du tri, l’organisation des déchetteries dans un maillage efficace, tout cela fonctionne de façon optimale. L’objectif est ici que la quantité résiduelle de déchets non récupérables, non recyclables, soit la plus faible possible.

Enfin, bien sûr et c’est la moindre des choses, la Mairie de Paris se veut être une administration exemplaire en ce domaine. Personne, sauf les grincheux, n’en doute !

Le plan liste donc 51 actions, plus ou moins concrètes, qui fixent les objectifs à relativement court terme, 2010.

Sans entrer dans un débat idéologique souvent stérile, la question des déchets nous interpelle quand même sur le mode de fonctionnement de notre société : devons-nous, ou plutôt pouvons-nous, continuer à vivre avec le système actuel prônant une consommation qui, par bien des côtés, est devenue irresponsable ? De la gestion de nos ressources naturelles à celle de nos déchets, quel programme !

 

07:00 Ecrit par Didier VINCENT dans Tout le 9ème | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : Paris, environnement, déchets

mardi, 01 juillet 2008

Conseil d’arrondissement

Le Conseil d’arrondissement s’est tenu lundi 30 juin.

Ordre du jour

Points à noter :

  • La subvention de 7000€ attribuée à l’association des commerçants de la rue Cadet porte à 50 500€ le total des subventions accordées aux commerçants pour les illuminations de Noël par la mairie depuis les élections de mars 2008.

 

  • Propreté : les activités commerciales et les grands magasins en particulier, les activités nocturnes et Pigalle notamment, enfin l’accroissement des incivilités, font que notre arrondissement souffre de problèmes de propreté. L’organisation actuelle n’est plus efficace. Le maintien des deux tâches (collecte des déchets et nettoyage des rues) par les mêmes personnes est-il la meilleure solution dans le cadre du renouvellement des conventions qui viennent à échéance en juin 2009 et passées avec certaines sociétés privées ? Laurent Chabas, 1er adjoint au maire chargé de la propreté, présente ainsi la délibération et ajoute que son objectif est clair : muscler le service de nettoyage en remettant à plat l’organisation actuelle et faire changer le comportement des habitants par la prévention mais aussi la verbalisation. La privatisation de la collecte des déchets reste une hypothèse mais pas la seule, reconnaît-il. Avant de prendre une quelconque décision en la matière, il a été décidé d’ouvrir le dialogue avec les personnels concernés, de se donner le temps de la réflexion, c'est-à-dire 6 mois pour étudier au niveau de Paris quelle serait la méthode la plus efficace pour la collecte, le mieux au niveau de l’arrondissement en ce qui concerne le nettoyage. Laurent Chabas demande que la délibération soit votée en l'état pour laisser l’éventualité de la privatisation ouverte, ce qui ne signifie pas qu’elle sera décidée par le Conseil de Paris. Un Vœu spécifique sera proposé lors du prochain Conseil de Paris pour bien préciser ces modalités.
L’opposition (UMP) a beau jeu de constater que l’exécutif parisien ....

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lundi, 30 juin 2008

Cafouillage ou transparence suite

1797a9d4217625886cf12832ee3b3b22.jpgLe quotidien Le Parisien qui de manière générale n’est pas systématiquement désagréable avec Bertrand Delanoë et son équipe, nous confirme par la publication ce jour de deux articles qu’il y a bien du flottement dans le fonctionnement de la nouvelle équipe et que sans doute les têtes sont ailleurs !

Voici les liens mais l’accès aux articles est payant, désolé !

 

A-PLEIN-REGIME-EN-SEPTEMBRE

100-JOURS-ET-MAINTENANT

15:11 Ecrit par Didier VINCENT dans Tout le 9ème | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : Paris, Bertrand Delanoë

vendredi, 27 juin 2008

La mairie du 9ème soigne sa communication

4e9154cd2a8ceb7f67bfe03250a4270d.jpgOn a assez râlé sur ce blog que le site web de la Mairie du 9ème n’était pas à jour pour ne pas signaler les progrès réalisés ces dernières semaines !

En douceur, sans changer le look du site, les habitués de www.mairie9.paris.fr ont vu ces dernières semaines le site diffuser des actualités qui sont de vraies actualités, s’enrichir d’une rubrique « Actualités en images », s’agrémenter de beaucoup de photos, permettre l’accès aux compte rendus des conseils d’arrondissement les plus récents, s’enrichir d’informations pratiques, ce qui n’est pas le moins important. Il semble que le processus ne soit pas encore arrivé à son terme ! A qui devons nous ces progrès ?

A une  jeune femme nommée Virginie Dilanian. Elle a rejoint le cabinet de Jacques Bravo il y a quelques semaines. « C'est forte d’une solide expérience de sept ans dans le domaine des technologies de l’information et de la communication, mises au service des citoyens d'une collectivité locale de 180 000 habitants, que je me suis portée candidate au poste de chargée de communication de la mairie du 9e, nous dit elle. Outre les missions de rédaction en chef du mensuel, de gestion du contenu éditorial du site Internet, de relations médias et de coordination de publications, ces dernières années écoulées m'ont permis de participer pleinement à l’élaboration et au suivi d'opérations de communication d'envergure telles que la création du premier journal parisien des conseils de quartier, la couverture de l'année de la laïcité, le lancement de la saison culturelle d'un bâtiment du 18e siècle entièrement rénové, devenu le cadre intime et lumineux d’expositions et conférences publiques...

Je suis très heureuse aujourd'hui, de pouvoir élargir mes compétences et d'œuvrer au quotidien pour l’amélioration continue de l’information des habitants du 9e arrondissement, tout au long de la réalisation d’un ambitieux programme de mandature. »

Deux exemples très récents nous montrent que la communication doit être regardée avec prudence.

La consultation d’architectes par le Maire de Paris dans le cadre du débat sur les tours a vu la publication de jolies vues de projets bien léchés mais derrière cette façade, il est vrai attrayante, de projets de ville, d’urbanisme, point.

Le Gouvernement a lui décidé de lancer une campagne de publicité sur le thème du pouvoir d’achat. Ramenée au niveau de la vente d’une automobile ou d’un parfum, la politique gouvernementale nous est présentée au même titre que ces produits et le citoyen qui réfléchit un peu n’y trouvera pas son compte, le rideau de fumée de cette communication masquant la réalité de nos vies.

Mais que la mairie du 9ème améliore sa communication, personne ne s’en plaindra. Bienvenue à Virginie Dilanian dans le 9ème.

07:00 Ecrit par Didier VINCENT dans Tout le 9ème | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : Paris, communication

jeudi, 26 juin 2008

Propreté et nettoyage : un casse tête pour l’Hôtel de Ville ?

D’un côté il y a le nettoyage : des rues, des trottoirs, le « dégraffitage et désaffichage », le nettoyage des déjections canines, …. De l’autre se trouve la propreté, c'est-à-dire, pour faire simple, le traitement des déchets de toutes natures, de leur tri jusqu’à leur traitement en passant pas leur collecte.

 

A bien écouter les responsables, tant à la mairie d’arrondissement qu’à l’Hôtel de Ville, nous avons là deux activités très séparées, deux types de missions, bien qu’elles se partagent souvent le même personnel – il n’est pas rare que les éboueurs du matin se transforment en balayeurs de l’après midi.

Le nettoyage est organisé en 14 divisions de un ou plusieurs arrondissements. Le 9e est géré par une section commune aux 9e et 10e. Dans un petit document de quatre pages, cette section nous indique qu’elle lave et balaie 21ha de trottoirs dans notre arrondissement. C’est cette section qui a pris en charge le nettoiement approfondi du quartier Trudaine Rochechouart la semaine dernière, c’est elle qui ramasse les sacs placés dans les rues, etc. … C’est ce service qui va offrir 30 000 cendriers de poche aux Parisiens !

Même si l’information reste quasi confidentielle, il semble que le service Propreté des rues souffre d’un problème de personnel : certains affirment qu’en permanence près de 20% de ses effectifs seraient en congés de maladie mais l’information est difficile à confirmer ; d’autres disent que les arrondissements de l’Ouest parisien sont plus demandés car plus surs que ceux de l’Est, créant un déséquilibre préjudiciable à la qualité du service. Tous confirment que les agents de nettoyage font un métier difficile dans des conditions également difficiles, les Parisiens ayant malheureusement la fâcheuse tendance à rendre responsables les personnes qui nettoient du mauvais état de propreté de la capitale. Ce service d’extrême proximité avec les Parisiens doit rester sous la responsabilité directe de la Mairie de Paris même si une certaine décentralisation au profit des mairies d’arrondissement a été annoncée par Bertrand Delanoë dans son programme électoral.

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mercredi, 25 juin 2008

Grève des éboueurs

cf325251f8b287dfd88022826ab18a69.jpgDans son édition de mardi 24 juin, Le Parisien ainsi que Le Figaro nous annoncent pour jeudi le début d’une grève des éboueurs dans la perspective de la « privatisation » du ramassage des ordures décidée par la Mairie de Paris. En effet, la commission environnement envisage de privatiser le ramassage de nos ordures « pour une plus grande efficacité » est il argumenté.

Le sujet a été l’objet d’une vive contre-attaque du Maire du 2ème , Jacques Boutault (Les Verts), qui a obtenu que son arrondissement ne fasse pas partie du programme. Le 9ème lui est directement concerné et cette disposition devrait faire partie des délibérations du prochain Conseil d’arrondissement qui se tiendra le 30 juin pour que le dispositif final soit entériné lors du Conseil de Paris début juillet.

Quant à l’organisation actuelle de la collecte des déchets voilà ce que nous dit le site paris.fr :

« À Paris, l’organisation de la collecte des déchets des ménages et assimilés relève de la Direction de la Protection de l’Environnement. Les services municipaux assurent entièrement la collecte dans les 5e, 6e, 8e, 9e, 12e, 14e, 16e, 17e, et 20e, la collecte des autres arrondissements est réalisée par des entreprises privées. La collecte des 2e, 3e et 19e, a fait l’objet d’un processus de remunicipalisation. Depuis 2002 (19e arr.) et 2005 (2e et 3e arr.), les bennes et les chauffeurs appartiennent à une société prestataire mais ce sont des agents de la Ville de Paris qui ramassent les bacs

Pour une gestion rationnelle et optimisée des moyens, dans chaque arrondissement, le ramassage des ordures ménagères et celui des déchets recyclables sont effectués par le même prestataire (régie ou privé). La collecte du verre est, elle, entièrement, confiée à l’entreprise. 
»

A suivre. 

jeudi, 19 juin 2008

Passage des Arts en juin

64c09e67b15f2fc792d8591d5f77e060.jpgL’association Passage des Arts, dont nous avons parlé à plusieurs reprises, a une actualité chargée en juin et sa directrice, Mireille Hayaux, a bien voulu nous accorder une interview.

 

Paris Neuvième (PN) : sans entrer dans les détails, quelle est votre actualité pour ce mois de juin ?

Mireille Hayaux (MH) : trois temps décisifs. D’abord, le 12 juin l’Assemblée Générale annuelle de notre association est l’occasion pour nous d’exposer jusqu’au 27 juin les travaux de nos ateliers à la Maison des Associations du 9e. Ensuite, un concours peinture organisé cette année en coordination avec le Conseil de quartier Trudaine Rochechouart puisqu’il aura lieu le 28 juin, date à laquelle est organisé le repas de quartier. Enfin, le 30 juin nous quittons le local où nous sommes accueillis par l’Aumônerie Catholique avenue Trudaine depuis 7 années. Nous sommes toujours à la recherche d’un local.

PN : nous allons revenir sur ces trois temps mais pourriez vous très rapidement nous rappeler quels sont les objectifs de Passage des Arts ?

MH : l’association cherche à toucher des personnes traversant des passes difficiles, la plupart du temps isolées et ayant peu de moyens. Nous leur proposons l’activité artistique comme moyen de se remobiliser. Le plus important pour nous est que  ces personnes qui participent à nos ateliers reprennent confiance en elles, développent leur potentiel et se remettent dans un dynamique de projet.

PN : pourquoi exposez vous les réalisations des ateliers à la Maison des Associations ?

MH : deux raisons principales, l’une interne à Passage des Arts, l’autre externe.

Exposer leurs réalisations est un acte fort pour les participants à nos ateliers, car c’est quelque part se confronter à l’autre, c’est, par la médiation de « l’œuvre » produite, exister dans le regard de l’autre et donc partie intégrante de la démarche voulue par l’association. C’est aussi l’occasion de montrer aux adhérents de PASSAGE des ARTS comment les participants des ateliers ont cheminé dans leur pratique pendant l’année.

Exposer à la Maison des Associations est une ouverture qui s’est faite dans sa mission que nous avions été les premiers à demander.  C’est maintenant un rite naturel d’y trouver des expositions ou animations régulières. Cette structure relativement récente dans le 9e nous épaule bien et commence à jouer un rôle de lien fort utile entre les associations. C’est aussi la volonté pour Passage des Arts d’être un acteur associatif bien présent dans l’arrondissement, que ce soit par le biais de la Maison des Associations ou par le biais des relations d’échange que nous cultivons avec de nombreuses structures : associations, certains équipements institutionnels ou conseils de quartier.

PN : en incidente, cela m’amène à vous poser la question de vos relations avec la Mairie ?

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07:00 Ecrit par Didier VINCENT dans Tout le 9ème | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Paris, association, social

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