mardi, 24 juin 2008

Le Louxor : Bertrand Delanoë interpellé

L'association Action Barbès, que Paris Neuvième soutient activement, a diffusé hier un communiqué de presse à propos du projet de réhabilitation du cinéma Le Louxor situé au carrefour des 9e, 10e et 18e arrondissements. Ce communiqué fait suite à l'annonce par la Mairie de Paris du choix de l'architecte en charge de mener les travaux. Voici le texte intégral :

 

Projet Louxor boulevard de Magenta :

Patrimoine en danger, projet bâclé, débat tronqué !

Action Barbès – association regroupant des habitants du quartier Barbès Rochechouart (9ème, 10ème et 18ème arrondissements de Paris) – dénonce avec la plus grande fermeté le projet de réhabilitation du cinéma Le Louxor, boulevard de Magenta (10ème), tel qu’il a été approuvé et lancé par la Mairie de Paris.

Un patrimoine en danger : le cinéma Le Louxor est l’une des dernières, si ce n’est la dernière, salle de cinéma existante à Paris conçue pour le cinéma muet en 1921. Elle constitue un ensemble architectural homogène, témoin encore authentique de l’époque de l’invention du cinéma, en excellent état de conservation contrairement aux apparences, avec son écran de cinéma et sa fosse d’orchestre juste en dessous, sa grande salle avec ses deux balcons, le tout dans un volume proportionné, unique, généreux. La salle vaut aussi par sa riche décoration que les travaux successifs n’ont pas détériorée : « colonnes papyriformes, lotus et papyrus, grille à disque ailé, corniche à gorge et tores, toute la grammaire égyptisante est présente, traitée en mosaïques multicolores » pour citer les propos d’un expert, consulté lors du rachat du bâtiment en 2003.

Que ce soit donc le bâtiment lui même ou sa décoration, tant extérieure qu’intérieure, le Louxor représente un intérêt patrimonial certain. Or, tel qu’il est présenté aujourd’hui, le projet défendu par la Mairie de Paris et malgré ses déclarations, ne tient pas en compte la rareté de l’édifice. Les 3 salles de cinéma prévues impliquent des travaux lourds touchant à la structure du bâtiment, en détruisent la cohérence. Les travaux d’insonorisation prévus, que l’on aurait pu concevoir autrement, vont porter gravement atteinte au décor et à la volumétrie de la salle.

En résumé, les travaux induisent une destruction pure et simple d’un bâtiment dont la structure est en très bon état, en construisant coûte que coûte, et à grands frais, trois salles de cinéma conventionnel.

Sans être conservateur par principe, Action Barbès demande à ce que le projet intègre les  contraintes patrimoniales et adapte la programmation architecturale au bâtiment et non l’inverse.

Un projet bâclé : confiée dès le rachat du Louxor par la Mairie de Paris à la mission cinéma de la Ville, la conception du projet se borne à mettre en place 3 salles de cinéma – que peut concevoir d’autre la Mission cinéma que du cinéma ? – dont une salle dédiée à la culture méditerranéenne.

Dans toutes les déclarations de la Mairie de Paris sur le sujet, il avait toujours été question d’une certaine « polyvalence » dans les activités du Louxor réhabilité. Le projet « monolithique » cinéma d’aujourd’hui ne répond pas à ce critère de polyvalence. Action Barbès avait, dès l’origine, demandé à la Mairie de Paris de bien vouloir consacrer une partie du projet, certes minoritaire, pour des activités liées au quartier Barbès, par le biais, par exemple, des associations des arrondissements avoisinants et qui sont demandeurs. Rien de tout cela aujourd’hui.

Un débat tronqué : la Mairie de Paris s’était engagée, dès le rachat du Louxor, à préparer le nouveau projet en consultant différents partenaires, notamment les habitants du quartier. Ces engagements ont d’ailleurs été réitérés, et avec force, lors de la récente campagne électorale municipale. Or, de consultation publique, point ! C’est ainsi que la Mairie de Paris a tranché seule sur le contenu du projet.

Action Barbès interpelle donc Bertrand Delanoë, Maire de Paris, pour faire en sorte que le beau projet de réhabilitation du cinéma Le Louxor soit remis sur des rails :

 

  • plus conformes aux demandes des experts soutenus en cela par la population en ce qui concerne le respect du patrimoine
  • plus conformes aux attentes des habitants du quartier Barbès pour ce qui concerne le contenu du projet,
  • plus conformes aux promesses faites par lui-même et ses colistiers en ce qui concerne la concertation.

 

Action Barbès reste mobilisée pour qu’une réelle concertation soit engagée dans un esprit constructif, faire en sorte que Paris dans son ensemble et le quartier Barbès en particulier profitent au mieux de ce projet.

9e55de2cd425c48e445d2f38ced3fefe.jpg

 

16:30 Ecrit par Didier VINCENT dans Culture | Lien permanent | Commentaires (16) | Envoyer cette note | Tags : Paris, Louxor, Bertrand Delanoë

vendredi, 20 juin 2008

Hommage à Emile Zola

b122a3d7ac09a56432b8afcb3571320c.jpg

 

Juin 1908. Voilà cent ans tout juste que les cendres d’Emile Zola ont été transportées du cimetière de Montmartre au Panthéon. S’il nous fallait une raison pour rendre hommage à Zola sur ce blog, ce serait bien sûr à cause du 21bis rue de Bruxelles, là où il a vécu et là où il mourut en 1902. Mais de raison, il en est une bien supérieure, exprimée par Anatole France lors des obsèques de l’écrivain : « Il fut un moment de la conscience humaine ».

Professeur de littérature française à la Sorbonne nouvelle et spécialiste de Zola, Alain Pagès vient de publier aux éditions Lucien Souny « Emile Zola : de J’accuse au Panthéon ». C’est un gros livre (400 pages) très érudit mais qui se lit très facilement. Alain Pagès nous y raconte Zola dans les derniers mois de sa vie, de novembre 1897 à septembre 1902, de son engagement dans l’affaire Dreyfus à sa mort. Le tout est complété par quelques révélations sur les causes du décès de l’auteur de Pot Bouille sous forme d’une enquête presque policière et un rappel des conditions de son transfert au Panthéon en 1908, Georges Clémenceau étant alors Président du Conseil.

L’affaire Dreyfus – l’Affaire – (1894/1905) est une période particulièrement importante dans l’histoire de notre pays et celle de la République en particulier. Le livre d’Alain Pagès ne nous raconte pas l’Affaire, mais nous la fait vivre dans sa phase la plus cruciale (1898/1899) à travers l’engagement de Zola que nous suivons presque pas à pas : novembre/décembre 1897 et sa brouille avec Le Figaro ; janvier 1898  l’écriture, au 21bis rue de Bruxelles, de la « Lettre au Président de la République » qui deviendra « J’accuse … » dans l’Aurore du 13 janvier ; puis son procès et son exil d’un an en Angleterre. Alain Pagès ne se contente pas de nous expliquer ce que furent les raisons de l’engagement de Zola aux côtés d’Alfred Dreyfus, mais il nous conte aussi ce qui, finalement, est peut être le plus admirable chez Zola outre sa quête de vérité et de justice, à savoir la remise en cause complète de son existence même, lui l’écrivain mille fois reconnu et aux succès littéraires indéniables. Il nous raconte sa vie privée, son quotidien presque et aussi les insultes, les menaces tout comme les encouragements reçus. Ce n’est pas le moindre mérite du livre que de nous faire vivre l’Affaire dans les coulisses de Zola si on veut bien nous passer cette expression : les méandres de sa pensée, le comportement de ses amis et plus généralement du camp dreyfusard mais aussi les attaques par presse interposée, via notamment l’odieux La Libre Parole de Drumont et ses propos antisémites et xénophobes.

Décédé fin 1902 – voir sur le sujet l’article publié ici même sous la plume de Bernard Vassor – la mort d’Emile Zola reste un mystère. Si la thèse officielle de l’accident est contestable, toutes les hypothèses émises suite aux différentes confidences faites avec le temps par certains témoins restent sans preuve. Alain Pagès, on le sent, a bien une préférence pour l’idée qui consiste à dire que Zola a été tué par un membre de la Ligue des Patriotes (mouvement nationaliste) qui aurait bouché le conduit de cheminée de la chambre de l’écrivain et ainsi créé les conditions de son intoxication, les preuves manquent. Mais sa petite enquête quasi-policière ne manque pas d’intérêt.

Parlant des Juifs et de l’antisémitisme, Alain Pagès cite dans son livre une phrase de Zola comme nous aimerions en lire une sous la plume d’un de nos intellectuels contemporains ou bien l’entendre à la télévision pour être plus moderne : « Je parle d’eux bien tranquillement, car je ne les aime ni ne les hais. Je n’ai parmi eux aucun ami qui soit près de mon cœur. Ils sont pour moi des hommes, et cela suffit .»
 
9e93f681279f107a514353027d1a9f6d.jpeg Emile Zola
De J'accuse au Panthéon
Alain Pagès
Editions Lucien Souny
21€ 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
_________________________________________________________
 

Auteur du livre et grand spécialiste d’Emile Zola, Alain Pagès a bien voulu répondre à quelques questions pour Paris Neuvième.

Paris Neuvième (PN) : Sait-on quand, pourquoi, dans quelles conditions Emile Zola est venu habiter rue de Bruxelles dans le 9ème arrondissement ?

Alain Pagès (AP) : Zola a choisi de vivre dans le 9e arrondissement à partir de 1877. Il s’est alors installé au 23 de la rue de Boulogne (aujourd'hui rue Ballu). Puis, en 1889, il a emménagé dans un immeuble cossu, situé au 21bis rue de Bruxelles. Zola aime ce quartier où vivent alors beaucoup d’intellectuels et d’artistes. En outre, son logement présente pour lui l’avantage de ne pas être trop éloigné de la gare Saint-Lazare, ce qui lui permet de se rendre aisément, par le train, dans sa propriété de Médan, située le long de la Seine, près de Poissy.

PN : l’engagement de Zola en 1898 pour Dreyfus correspond à une rupture dans sa vie. Y-a-t’il d’après vous des indices dans son œuvre qui expliquent cette rupture ?

AP : Dans mon livre, j’insiste plutôt sur l’idée de « continuité » : continuité entre l’engagement pour Dreyfus et celui pour Manet et la nouvelle peinture, en 1867-1868 ; continuité entre cet engagement politique de 1897-1898 et la bataille littéraire menée entre 1877 et 1880 pour défendre l’idée naturaliste. Mais s’il faut parler de « rupture », je verrais plutôt une rupture d’ordre émotionnel. Tout d’un coup, en novembre 1897, lorsqu’il découvre ce qu’est la situation d’Alfred Dreyfus (l’innocent enfermé à l’île du Diable, alors qu’on connaît le véritable coupable, Esterhazy), Zola a l’impression de se trouver devant une réalité aussi passionnante que celle de toutes les fictions qu’il avait jusque là imaginées. Et il décide d’affronter cette réalité, qu’il perçoit avec l’émotion du jeune homme qu’il était autrefois – d’une jeunesse qu’il espère retrouver, d’une certaine façon, en refusant d’être indifférent et de se taire. Relisez le début de son premier article publié dans Le Figaro, le 25 novembre 1897. La clef de cet engagement émotionnel s’y trouve, définie en quelques mots : « Quel drame poignant, et quels personnages superbes ! Devant ces documents, d'une beauté si tragique, que la vie nous apporte, mon cœur de romancier bondit d'une admiration passionnée. Je ne connais rien d'une psychologie plus haute. »

PN : Emile Zola est classé parmi les hommes de gauche, les progressistes. Néanmoins, il avait une vie bourgeoise bien établie, une double vie cachée même, certaines de ses fréquentations, vous le dites vous même dans votre livre, ne sont guère progressistes, certaines de ses positions esthétiques comme sa façon de regarder les peintres impressionnistes dans les années 1880 ne font pas non plus preuve d’un gout immodéré pour la nouveauté, bref, en quoi Emile Zola était pour vous un homme de progrès ?

AP : Je ne sais pas si l’on peut considérer que Zola a été « un homme de progrès ». En tout cas, c’est un homme qui a cru au « progrès » toute sa vie : au progrès social, au progrès scientifique, et même, d’une certaine façon, au progrès dans la littérature. Pessimiste de nature, il a constamment lutté contre ce pessimisme foncier en imaginant des solutions nouvelles pour l’homme et la société. L’affaire Dreyfus a apporté un nouvel élan à cette volonté « progressiste » qui était inscrite profondément dans son esprit. Et c’est ce qui l’a poussé à se lancer dans une œuvre éducative, de reconstruction morale et politique : il a conçu son dernier cycle romanesque sur le modèle biblique, comme des « Évangiles », capables d’éclairer l’avenir.

PN : une question un peu classique mais dans les temps un peu troublés par manque de repères que nous vivons, en quoi Emile Zola est il encore de notre temps ?

AP : C’est un écrivain de notre temps, sans aucun doute. Parce qu’on continue à le lire, d’abord, tout simplement pour le plaisir et l’émotion qu’apportent les récits qu’il a construits dans ses Rougon-Macquart. Et puis, il faut dire que Zola constitue, au début de notre XXIe siècle, un exemple auquel il est possible de se référer pour comprendre le monde dans lequel nous vivons : un exemple de droiture intellectuelle, un exemple de courage dans un engagement dont il a assumé toutes les conséquences, les plus douloureuses, les plus risquées pour son existence même. C’est un exemple de lucidité aussi. Il fallait être particulièrement clairvoyant, à la fin du XIXe siècle, pour dénoncer les dangers que l’antisémitisme pouvait faire courir à la société française – alors que le parti pris antisémite était une opinion banale, chez la plupart des intellectuels de cette époque. Le grand mérite de Zola est d’avoir fait preuve de cette extraordinaire lucidité.

07:00 Ecrit par Didier VINCENT dans Culture | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Paris, Emile Zola, histoire, hommage, Alain Pagès

mardi, 17 juin 2008

Fête de la musique édition 2008

La fête de la musique aura lieu le samedi 21 juin avec dans notre arrondissement le programme suivant :

 

A la mairie du 9e

    Carte blanche à Laurent Korcia, violoniste invité d’honneur de la fête de la musique, accompagné à l’accordéon par Vincent Peirani sur des compositions de Béla Bartok, Astor Piazzolla, Michel Portal...

    A l’affiche également, les chansons de France de la chorale des Maréchanteurs ainsi qu’un florilège de musique vocale par le chœur d’enfants Nadia Boulanger du Conservatoire du 9e arrondissement.

    A 17h30, cour de la mairie du 9e - 6, rue Drouot Paris 9e - Accès libre 

    d296a4efdaa9d4ea9d291c50722fcfaa.jpgOn trouvera en tapant Laurent Korcia sur Google beaucoup d'info sur ce jeune artiste :

    Biographie sur concerts.fr

    Courte Biographie sur Wikipedia

    Sa discographie sur Agence Diane du Saillant

     

     

    acd9bcfd3bb827d47a2f966248e05d86.jpg

      TOUTES LES INFOS SUR LE SITE DE LA MAIRIE

    07:00 Ecrit par Didier VINCENT dans Culture | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Paris, fête de la musique

    mardi, 03 juin 2008

    A consommer sans modération !

     
     
    Vous pouvez voir tous ces appareils dans la galerie au 10 rue Lallier dans le 9ème, à deux pas de Pigalle à l'Ouest, du square d'Anvers à l'Est ! 
     

    07:00 Ecrit par Didier VINCENT dans Culture | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : Paris, phonogalerie, musique

    lundi, 02 juin 2008

    Concert

    Une invitation pour le concert demain soir dans le très beau cadre du Lycée Jacques-Decour. La chapelle se trouvant du côté du boulevard de Rochechouart, vous aurez ainsi l’occasion de traverser la cour d’honneur en passant sous les arcades. Le plaisir aussi d’écouter des œuvres de Corelli (1653-1713), Biber (1644-1704), Mendelssohn (1809-1847), Saint-Saëns (1835-1921), Franck (1822-1890), Fauré (1845-1924), Kodaly (1882-1967).
    1f7dc0122c4e4fff4ec0533c06db451b.jpg
     
    Lycée Jacques Decour
    12 avenue Trudaine
    75009 Paris 

    11:20 Ecrit par Didier VINCENT dans Culture | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Paris, concert, orgue

    jeudi, 29 mai 2008

    Concert d’Opus Open

    7c6646b21a58f4bd401ce46e63f11ccd.jpg

    L’association Opus Open s’est donnée pour mission de faire connaître, promouvoir et diffuser la musique contemporaine et les créations de jeunes compositeurs. Elle réunit régulièrement des compositeurs, des interprètes, et des acteurs ou créateurs d'autres disciplines artistiques contemporaines.

    Voici comment elle se présente elle-même.

    La musique savante a parcouru les deux millénaires et demi de notre histoire occidentale en évoluant et en s’enrichissant.

    Elle était alors continuellement assimilée car les instrumentistes jouaient et le public entendait exclusivement la musique qui leur était contemporaine.

    Aujourd’hui, à l’inverse, la partie contemporaine de la musique savante n’est que très rarement diffusée, que ce soit par les médias, les salles de concerts ou les festivals.

    Elle se perd dès lors dans l’horizon culturel en demeurant inconnue ou déconsidérée de la plupart des oreilles.

    Nous cherchons à répondre non à l’obsolescence de la musique contemporaine en formant un public qui viendra dès lors plus nombreux et impliqué dans les salles de concerts.

    De plus, nous constatons que les disciplines de l'esprit, inhérentes à la nature même de l’Homme, semblent de moins en moins considérées. Or, quoi qu'elles fassent pour en sortir, elles demeurent dévolues à un milieu de plus en plus restreint… un milieu possédant et s’attachant à la connaissance… un milieu d'élitisme forcé.

    Ce que nous n'acceptons pas!

    Nous proposons donc ces concerts en collaboration avec la Mairie du 9ème arrondissement et sa salle Rossini, lieu plus proche du quotidien et donc plus sociologiquement accessible que la salle de concert afin de permettre à un large public d’aborder la musique contemporaine en guidant l’oreille. La programmation se compose alors de pièces du répertoire déjà assimilé (ici Claude. Debussy), du répertoire du XXème siècle (D. Dondeyne et P. Capdenat) et de créations (S. Kawasaki et L. Laurent-Testoris).

    Cette approche didactique permet à un public, très diversifié et parfois néophyte en musique contemporaine, de découvrir, de mieux connaître et d’apprécier les nouvelles sonorités et conceptions de cette musique «classique» que nous écrivons et jouons aujourd’hui.

     

    La gratuité est là pour permettre au public de se laisser tenter ….. elle n’est certainement pas non-gage de qualité, les musiciens étant tous diplômés de prix ou médailles des Conservatoires Nationaux ou du Conservatoire National Supérieur de Musique et de Danse de Paris.

    Lire la suite

    07:00 Ecrit par Didier VINCENT dans Culture | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : Paris, musique

    vendredi, 23 mai 2008

    Livre : La vie secrète de Montmartre

    3efa52f4a5f21895955e78f4d32e6584.jpg

    Au fond, un livre nous procure un plaisir qu’Internet, malgré ses nombreux avantages, ne nous donnera jamais.

    La vie secrète de Montmartre de Philippe Mellot qui vient de paraître aux éditions Omnibus en est l’illustration parfaite. D’un format peu ordinaire (19cm x 25cm), ce gros livre de 240 pages se touche et se regarde avec un réel plaisir. Dos carré, imprimé sur du papier à fort grammage, dans une mise en page d’une grande élégance, il est en noir et rouge. Le texte est concis, dense, riche d’informations que les légendes des photos viennent compléter. Les photos justement : c’est là l’essentiel du livre. Une iconographie très riche qui nous montre Montmartre des débuts de la photo (1850/1860) à une époque plus récente (1920/1930), pas de photos actuelles. Feuilleter ce livre, en tous sens, pour le plaisir d’apprendre, le plaisir de voir, de rêver, de toucher aussi, voilà qui n’est pas courant.

    L’auteur nous parle de Montmartre en séparant le haut du bas. Le haut c’est bien sûr la butte,  les moulins, la place du Tertre, le Lapin Agile, la rue de l’Abreuvoir, le Sacré Cœur qui d’ailleurs n’occupe pas une place prépondérante dans le livre, etc. …. Le bas, c’est tout le Nord de notre arrondissement, de Blanche à Barbès en passant par Pigalle et la rue des Martyrs, les barrières. Deux mondes qui se côtoient mais qui sont assez différents. Ce que nous raconte l’auteur n’est pas l’Histoire de Montmartre, mais les histoires du lieu, les gens, certains célèbres d’autres moins, qui en ont fait la vie. On rencontre Lautrec, La Goulue, Bruant mais aussi la famille Debray, les Salis et tant d’autres qui ont marqué la vie du village. Il traite Montmartre presque rue par rue, maison par maison, nous entrons dans le secret de Montmartre comme le titre le laisse prévoir.

    Ne cachons pas notre plaisir, mais celui-ci a un coût et c’est peut être le seul reproche que l’on fera à ce livre : 29€. Bon, ce n’est pas encore inabordable.

     

    La vie secréte de Montmartre

    Philippe Mellot

    Omnibus - 29€

    Philippe Mellot sera à la librairie L'attrape Coeur le 27 mai à 20h. 

    vendredi, 18 avril 2008

    Concert au Delta

     

    0f72f6e8da753220c850c6548aa44471.jpg

    Françoise MARBLEU

    vous convie à

     

    un brunch jazz dans son atelier

     le dimanche 20 avril à partir de midi . 

     

    A vos fourneaux, apportez un plat,les boissons seront fournies. 

    Les musiciens sont priés de ne pas oublier leur instrument.

     

    26 rue du Delta 75009

    07:00 Ecrit par Didier VINCENT dans Culture | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Paris, jazz, musique

    mardi, 08 avril 2008

    Soeurs fées sur le jazz !

    AU CAVEAU DES ARTISTES

    79, rue des Martyrs 75018

     

    Le 9 avril :

    AIRELLE BESSON

    & NELSON VERAS

     

    Le 10 avril :

    SONIA JANER &

    SYLVESTRE PLANCHAIS

     

     

    A LA PHONOGALERIE :

    10, rue Lallier 75009

     

    Le 11 avril :

    AURELIE TROPEZ &

    MARIE-ANGE MARTIN

     

    Le 12 avril :

    ESTELLE REINE-ADELAIDE

    & PIERRE LUCIANI

     

    A 21 h – 12 € avec conso

    07:00 Ecrit par Didier VINCENT dans Culture | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Paris

    jeudi, 03 avril 2008

    Théâtre : Entre père et Maire

    4bc792088c6f2c7708686e93f0ca856e.jpegAlexandre est un jeune juriste ambitieux qui n’a pas connu son père. Il est prisonnier d’un paradoxe : à la fois introverti et assoiffé de reconnaissance. Le jeune homme, qui vit avec une femme comédienne sensuelle et extravertie, sollicite et obtient le poste de Chef de cabinet d’un Maire de grande ville dont l’ego n’a d’égal que le besoin, lui aussi, de reconnaissance. Dans ces deux personnalités différentes mais en fait plus proches qu’on ne l’imagine et dans leurs relations tumultueuses tient le ressort de la pièce Entre père et Maire. Témoignage, la pièce est une sorte de documentaire sur la vie ordinaire d’un "chef" et de son plus proche collaborateur, avec son lot de médiocrités quotidiennes, de bouffonneries mais surtout de cynisme dans le jeu de rôles assumé par les protagonistes. Elle sonne juste dans le tableau de nos vies même si quelques clichés, voire caricatures, s’y glissent de temps à autre. Témoignage qui peut être interprété comme une espèce de dénonciation de cette comédie humaine à laquelle chacun est plus ou moins soumis.

    Lire la suite

    07:00 Ecrit par Didier VINCENT dans Culture | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Paris, théâtre, culture, politique

    Toutes les notes