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mardi, 11 octobre 2005

Conseil d’arrondissement

Le Conseil d’arrondissement s’est tenu hier soir en Mairie. Petit Conseil en 9 points dont on peut retenir ceci.

 

De nouvelles dispositions législatives datant de 2004 donnent aux arrondissements de Paris le droit de délibérer sur la définition des périmètres de scolarisation des enfants dans les écoles publiques préélémentaires et élémentaires. La définition de ces périmètres, un découpage géographique, doit se faire en fonction de nombreux critères afin d’assurer l’homogénéité dans la fréquentation des écoles, que ce soient les effectifs, la « mixité » sociale, etc. … Notre arrondissement est particulièrement concerné par cette « carte » scolaire puisque nous connaissons une forte augmentation du nombre d’enfants à scolariser et qu’une nouvelle école rue de Rochechouart ouvrira ses portes à la rentrée 2006. Tout ce processus, assez compliqué, se fait en étroite coordination avec les Directeurs d’école. C’est donc une première dans l’application de ces dispositions assez pragmatiques.

 

La Ville de Paris a acquis en Juillet 2005 au 9 de la rue Geoffroy Sainte Marie un immeuble de 7 étages dans lequel elle a l’intention d’installer 12 nouveaux logements sociaux après réhabilitation. Le Conseil a autorisé la Maire de Paris à en confier la gestion à une société d’économie mixte immobilière.

 

Les questions diverses contenaient quand même une surprise puisque les élus UMP de l’arrondissement ont soumis en séance l’adoption d’un texte de Vœu proposant de débaptiser un square du 9ème pour lui donner le nom de « Square d’Arménie » afin de rendre hommage aux victimes du génocide de 1915.

 

Conformément au règlement qui régit le fonctionnement des Conseils d’arrondissement, la Maire du 9ème propose au Conseil de voter un refus de délibérer sur cette proposition, motivé par les raisons suivantes :

- un projet de nature voisine a été lancé il y a déjà quelques mois par le Maire du 9ème en concertation avec la communauté arménienne de l’arrondissement ;

- la Ville de Paris accepte de donner un nom à un endroit à condition que celui-ci n’en comporte pas déjà un. Nous sommes là dans le cas de figure qui consisterait à débaptiser un lieu pour lui donner un autre nom. C’est une procédure différente et plus lourde ;

- des progrès ont été réalisés en matière de Démocratie participative et donc une consultation du Conseil de quartier concerné est indispensable avant toute prise de décision.

 

Par 11 voix contre 2, le refus de délibérer sur ce texte est adopté, impliquant néanmoins une nouvelle délibération au prochain Conseil d’arrondissement sur le sujet.

 

D’un point de vue de simple citoyen que nous sommes, ce Conseil mérite deux commentaires.

 

D’abord constater, depuis plusieurs mois que nous assistons au Conseil d’arrondissement, l'absentéisme permanent de certains élus, toujours les mêmes. Sans être rigoriste et exiger une présence systématique à tous les Conseils, force est de voir que certains estiment qu’ils ont mieux à faire que d’assumer les responsabilités qui leur ont été confiées. Sans démagogie, curieuse conception de la Démocratie.

 

Ensuite pour s’étonner que sur un sujet aussi sensible que le génocide arménien, on vienne présenter un texte en dernière minute sans avoir permis un moment de réflexion sur le sujet. Là encore, curieuse conception de la Démocratie.

07:00 Ecrit par Didier VINCENT dans Vie citoyenne | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : Paris

Commentaires

Effectivement, curieuse conception de la démocratie … Mais c’est pourtant cette conception qui prévaut depuis fort longtemps !

L’absentéisme, sans vouloir l’excuser mais juste l’expliquer, est dû au fait que l’opposition dans un conseil municipal ( qu’elle soit de droite ou de gauche) est réduite à la partie la plus minime, laissée au triste sort de subir uniquement les décisions de la majorité, ses remontrances, ses quolibets sans pouvoir agir…. Alors dans ces conditions on peut comprendre que cette opposition soit réticente à venir assister à une telle mascarade.

Sur une voeu de délibération, il est effecticvement dommage que le reste de l’assemblée soit devant le fait accompli lors du conseil, mais la plupart des cas l’ordre du jour d’un conseil est communiqué à son opposition 48 heures voire moins avant sa tenue. Et étant donné la technicité de certains dossiers résumée à un simple énoncé de délibération, il est impossible à l’opposition de se construire une idée.

Ce n’est donc qu’un constat de dysfonctionnemnt de cette démocratie municipale que l’on peut faire…

Ecrit par : jean-claude | mardi, 11 octobre 2005